Doit-on forcer son destin ?

Quand on a aimé d’un amour passionnel et déchirant, quand on a tout partagé pendant des années, qu’on a construit des choses ensemble, qu’on s’est confiné dans des habitudes, qu’on a commencé à apprécier nos petites coutumes, qu’on a appris à se connaître et à se reconnaître, qu’on a rêvé à deux, qu’on a marché à deux, qu’on a couru à deux, qu’on s’est essoufflé à deux… et quand finalement on a tout quitté pour les bonnes raisons et par conviction et contre toute attente, qu’on a quitté tout ceci : ce bien être, cette agréable routine, ce visage si familier parce qu’il commençait à nous paraître un peu étranger, parce que tout ce à quoi on s’est habitué avec le temps commençait à devenir étrange au fil du temps… quand on aura vécu tout cela est-il possible de forcer le destin ?
De le forcer au point de vouloir faire marche arrière ? Est-il possible de tout recommencer ?
Ou serait-ce trop risqué ? égoïste ? anormal ? Serait-on apprécier la nouvelle chance ? Qu’en penserait mes proches ? Serait-ce perçu comme une faiblesse moi qui me suis tant montrée forte et imperturbable ?
Le jour où le cœur prend le dessus sur cette raison, qui je me demande par moment à quoi elle sert à part à nous faire chier quand c’est le cœur qui avoue !, ce jour là je me pose des questions auxquelles je ne trouve aucune réponse et je flippe, je flippe à l’idée de m’étourdir entre toutes ces points d’interrogation qui tournent autour de ma tête et ma tête tourne, la pièce tourne, je tombe dans les pommes, mon corps lâche, il me lâche, il appuie sur pause, c’est peut être un SOS ? Il n’y a pas de quoi en faire un plat, c’est juste une pause, je prends juste le temps de faire un petit som’. J’entends une voix, sage et tranquille qui me ramène à ma réalité, qui appuie sur play et redémarre tout ce remue ménage dans ma tête, et rebelote, combien de temps tout ceci va durer ?…
Il va falloir que je me résigne au fait qu’il me manque, que j’en ai trop fait, que je ne suis pas un rock, je découvre que j’ai un cœur, encore mieux je découvre que je n’ai pas peur de le montrer, je suis faible et j’en suis fière (putain de slogan !)
Alors moi je dis qu’il va falloir prendre le risque, se jeter dans la gueule du loup, plonger les yeux fermés la tête en premier quitte à avoir cette étrange sensation d’être totalement nue au milieu de la foule… je force mon destin…

5 commentaires:

Ayouta said...

Bonjour:sympa ta note, bien écrit, bien rédiger.pour moi le mot destin me fait peur pourquoi? je ne sais pas jusqu'à maintenant.

La citoyenne T C said...

"A coeur vaillant rien d'impossible".
On a tjrs tendance à forcer son destin. Rien n'est facile. C un combat au quotidien contre, justement, le quotidien qui n'est pas tjrs gaie.
Etre faible est une fièreté, oui reconnaitre sa faiblesse... sa limite... est très très courageux, c'est pas donné a tous de pouvoir le faire.
Tomber dans les paumes est égallement bénéfique, c'a laisse à réfléchir... à se remettre en question... à se douter, voire à mieux voir.
Tomber n'est pas un honteux, y rester/stagner par contre, est catastrophique.
Joli texte.

Nina said...

merci les filles ça me touche beaucoup que vous aillez compris ce que je voulais dire...

Tunimania said...

"Pour réussir, il faut échouer. Pour être fort, il faut reconnaître ses faiblesses et ainsi les surmonter."
Tout ça pour te féliciter sur ce très bel écrit en font et en forme. Je me suis plongé avec ce passage au plus profond de mon âme, parce que c'est tellement véridique, expressif et réussit ce que t'as écrit.
Bon courage nina, en écrivant de tel message tu nous montres que t'es très forte, et que t'arrives à surmonter tes soucis.

P.S.: merci pour ton passage à mon blog, ça m'a fait réellement plaisir.

@+

Lowe said...

On doit faire comme si on pouvait forcer son destin...et en continue, sans se soucier des résultats des tentatives précédentes...et il faut aussi savoir jeter l'éponge, l'obstination est l'ennemi de la perseverance, non pour croiser les bras mais plutôt pour repartir à nouveau, dans une autre quête...

Je dirai qu'il faut penser à créer son destin, le vivre, le forcer...et puis le subir !!!